Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Rencontre-débat avec Roland Gori

La promesse de bonheur faite aux peuples et aux individus constitue, à l’instar des religions et des idéologies, un opium qui les prive de leur liberté. En les berçant avec la vieille chanson de l’abondance et du bien-être, en les insérant toujours plus dans des réseaux de surveillance et de contrôle au motif de les protéger des risques et des dangers, le pouvoir démocratique contraint les citoyens à abandonner leurs libertés publiques au profit de l’automatisme des procédures. Les nouvelles technologies installent et légitiment un système politique et culturel qui menace la démocratie et favorise l’impérialisme du marché.

Faut-il renoncer à la liberté  pour être heureux ?

Roland Gori, est professeur émérite de psychopathologie clinique à l’université d’Aix Marseille et psychanalyste, initiateur en 2009 de l Appel des appels.
Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La Fabrique des imposteurs, La Dignité de penser, De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?, La Santé totalitaire…

Entretien radiophonique mis en images

51:52 – du lundi 28 avril 2014sur l’antenne d’IDFM Radio Enghien.
Il a lancé en 2009 l’Appel des appels… autour de son dernier ouvrage :  » Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux?  » aux éditions  » Les Liens qui Libèrent  »

 

Roland Gori – La fabrique des imposteurs

Présentation rapide

7:44 – Roland Gori vous présente son ouvrage « La fabrique des imposteurs » aux éditions Les Liens qui libèrent.

 

Conférence – Université permanente – 28/02/14

1:41:25

« L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les valeurs, pratiquer l’art de l’illusion plutôt que s’émanciper par la pensée critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les escroqueries des algorithmes, les usurpations de crédits, les expertises mensongères et l’hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du faux-semblant, notre démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’ambition de la culture et l’audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

www.up.univ-nantes.fr