3000 nuits

Date de sortie 4 janvier 2017 (1h 43min)
De Mai Masri
Avec Maisa Abd Elhadi, Nadira Omran, Raida Adon plus
Genre Drame
Nationalités Palestinien, Français, Libanais, Jordanien, Émirati, Qatarien.

Débat : La privation de liberté du mouvement palestinien / Rôle des femmes dans la lutte
avec Karam AL KAFRI, Régine FIORANI et Pierre BARBANCEY.

SYNOPSIS ET DÉTAILS

Années 80, à la veille des événements de Sabra et Chatila. La révolte gronde dans une prison israélienne, où sont détenues des prisonnières politiques palestiniennes. Layal, une jeune institutrice de Naplouse, vient d’arriver, condamnée à 8 ans de prison pour un attentat dans lequel elle n’est pas impliquée. Elle partage la cellule d’israéliennes condamnées pour droits communs et s’habitue progressivement à l’univers carcéral. Mais Layal découvre qu’elle est enceinte. Envers et contre tous, elle décide de garder l’enfant.
Titre original 3000 Nights

Distributeur JHR Films
Récompense 1 nomination


8 CRITIQUES PRESSE

Le Nouvel Observateur

par François Forestier

A chaque spectateur de faire son choix : voir le drame beau et poignant ou le film militant contestable.

L’Humanité

par Dominique Widemann

Inspiré des conditions d’incarcération des Palestiniennes dans les prisons israéliennes, ce drame est le premier film de fiction de Mai Masri. La force des images s’allie à celle de l’engagement.

Les Fiches du Cinéma

par Aude Jouanne

Un récit sensible et engagé, inspiré d’une histoire vraie.


Témoignages

Un drame qui fait écho

Mai Masri a voulu réaliser 3 000 nuits après sa rencontre avec une Palestinienne, emprisonnée alors qu’elle attendait un enfant. « J’ai trouvé son histoire profondément humaine et touchante et j‘ai décidé de rencontrer d’autres mères qui ont accouché en prison. Comme je venais moi aussi de devenir mère, leurs histoires ont touché une corde sensible », se souvient-elle.

Lien étroit avec la prison

On retrouve au casting de 3 000 nuits des actrices célèbres en Palestine et en Jordanie, ainsi que des actrices non professionnelles dont c’est le premier film. Presque toutes les comédiennes du film connaissent la prison, parce qu’elles ont été elles-mêmes détenues ou que des membres de leur famille y ont séjourné. « Près de 20% des Palestiniens ont été détenus dans des prisons israéliennes à un moment ou à un autre », rappelle la réalisatrice Mai Masri.

Une fiction imprégnée dans le réel

Mai Masri tenait à garder un pied dans la réalité pour son film, tout en élargissant son propos. La réalisatrice a donc mélangé une esthétique brute quasi documentaire avec des éléments plus poétiques. Le tournage s’est déroulé dans une véritable prison militaire désaffectée, dont l’armée jordanienne a autorisé le rafraîchissement pour les besoins du film, et la cinéaste a choisi certains partis pris qu’elle nous explique : « J’ai principalement tourné avec une caméra à l’épaule, façon cinéma vérité. J’ai fait placer l’éclairage très haut au plafond pour que les acteurs soient libres de leurs mouvements et soient aussi naturels que possible. J’ai également utilisé des images documentaires à la fin du film pour lier mon histoire aux événements réels ».

Tournage

Le tournage de 3 000 nuits a duré 34 jours, après trois mois de préparation en amont, à Zarka en Jordanie. La phase de montage a ensuité duré quatre mois. En plus des 18 acteurs, Mai Masri a travaillé avec 70 personnes.

Censure et polémique

Alors qu’il devait être projeté dans un cinéma d’Argenteuil dans le cadre du Festival Ciné-Palestine, 3 000 nuits a été censuré par la mairie, provoquant une vive polémique. La sociologue et l’ourson avait lui aussi été déprogrammé.

Première fois

Mai Masri n’avait pas réalisé de film depuis neuf ans ; son dernier long-métrage, 33 jours, date en effet de 2007. 3 000 nuits est son premier film à connaître une sortie française.