Archives de catégorie : Citoyenneté

LE RAVI RECRUTE

Le Ravi

Participez au développement et à la diffusion d’un journal associatif, satirique et indépendant

Où ?
Marseille 01 (13 – Bouches-du-Rhône – Provence-Alpes-Côte d’Azur)
Quoi ?
Réalisez votre mission avec Concordia et l’association La Tchatche, et contribuez au développement et à la diffusion du journal LE RAVI, mensuel associatif satirique et indépendant de PACA!

Pour cela, vous réaliserez vos missions, principalement au sein des locaux de La Tchatche à Marseille (1er arrondissement). Des déplacements sur la Région sont possibles.

Vos missions :

* Aider à l’organisation et participer aux ateliers de journalisme citoyen, animés par les journalistes du Ravi, dans des quartiers sensibles de la Région PACA.

* Augmenter le nombre de points de vente du journal en explorant de nouvelles pistes et en pérennisant les relais de diffusion actuels

* Aller à la rencontre des bibliothèques et associations partenaires des quartiers populaires de la région, afin de les sensibiliser à l’importance de l’accès à une information indépendante.

* Entretenir le lien avec les abonnés

* Accompagner les bénévoles et l’équipe sur divers événements en région : festivals, salons, etc.

* Participer à la réalisation d’outils de promotion de l’association (affiches, newsletter, etc.)

* Aider à la réalisation d’un Hors-Série (décembre 2016)

* Aider à la préparation et participation au festival du film engagé (mai 2017)

* Participer à des moments de vie associative de l’association Concordia : Le volontaire sera mis en relation avec d’autres volontaires de l’association Concordia en PACA et en France et pourra bénéficier d’autres projets de volontariat (temps de rencontres conviviales, formations, échanges internationaux, etc.).

Quand ?
À partir du 1 septembre 2016 (10 mois, 30 h/semaine)
Quel domaine ?
Éducation pour tous
Combien de postes ?
1
Quel organisme ?
Concordia – délégation paca

 

Contact

Fleur CHAMBONNEAU
T : 07 60 18 94 73

 

Adresse

11 boulevard National
13001 Marseille 01

Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ? Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle

160711 Solidarités La Marseillaise

Dans le cadre d’un Repaire exceptionnel un débat organisé par le collectif de défense de l’Espace Ambroise-Croizat

Les associations d’ Aubagne veulent construire les solidarités d’aujourd’hui et de demain

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/50588-construire-les-solidarites-d-aujourd-hui-et-de-demain

 

Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ? Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle

Le Collectif de Défense de l’Espace des Solidarités
le Repaire d’Aubagne
Vous invitent à une conférence-débat
lundi 11 juillet à 19 heures

Espace des solidarités
Salle Ambroise Croizat
Avenue Antide Boyer, 13400 Aubagne
sur le thème :
Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ?
Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle
Avec la participation :
- de la Cimade
– du Collectif Agir ici !
– du RESF 13
– de la LDH 13
– du Secours Populaire d’Aubagne
A 21 heures 30, nous partagerons ensemble le verre de l'amitié et de la solidarité

Je compte sur votre présence,
Invitez vos amis !!!
 
Amitiés
jp

État d’urgence en France

État d'urgence

État d’urgence en France

 

Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30

Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

*Dany Cohen est avocat

*Bernard Eynaud est président de la Ligue des Droits de l’Homme des Bouches du Rhône

https://www.youtube.com/watch?v=nusWDTBKBT8

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d’urgence_en_France

État d’urgence en France

L’état d’urgence est, en France, une situation spéciale, une forme d’état d’exception qui restreint les libertés. Il « confère aux autorités civiles, dans l’aire géographique à laquelle il s’applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes »5. Il dessaisit la justice de certaines de ses prérogatives. Contrairement à l’état de siège, il n’implique pas les forces armées.

Historiquement voté pour faire face aux événements liés à la guerre d’Algérie, l’état d’urgence a été appliqué cinq fois entre 1955 et 2015, et une sixième fois depuis le 14 novembre 2015 sur tout le territoire en raison des attentats du 13 novembre 2015.

http://www.sinemensuel.com/author/marie-cigali/

État d’urgence : Ouvrez l’œil !

Par Marie Cigali le 2 décembre 2015

Perquisitions, assignations à résidence, les flics s’en donnent à cœur joie. Avec quelles limites ? Et jusqu’à quand ?
Le piège s’est refermé sur l’exécutif qui se retrouve pris dans un étau : anéantir Daech en quelques semaines et lever l’état d’urgence ou bien le prolonger faute de résultat. Et continuer à faire ce qu’il a mis en place : donner à la police des pouvoirs accrus tout en affaiblissant le pouvoir judiciaire.
(extrait Siné Mensuel n°48)

http://www.sinemensuel.com/?s=Un+État+à+contrôler+d’urgence

Un État à contrôler d’urgence

Par La Rédaction le 6 janvier 2016

Constitutionnalisation « Savent-ils qu’en déployant leur arsenal sécuritaire  – proclamation de l’état d’urgence, projet de loi visant à constitutionnaliser cet état d’urgence soumis au conseil des ministres du 23 décembre puis au vote de cette nouvelle loi dans les semaines à venir –, ils ont donné des allumettes à un pyromane ? François Hollande et Manuel Valls viennent de faire passer la France d’un État de droit à un État de sécurité. » Marie Cigalie pousse une gueulante
Tous aux abris ! Depuis le 13 novembre, Hollande et ses pandores se prennent les pieds dans l’état d’urgence. Léa Gasquet et Charlie Duplan dressent un bilan des assignations à résidence, des perquisitions, des arrestations. Conclusion : tous aux abris ! Avec de réelles et sérieuses inquiétudes quant aux libertés individuelles. Même le patron de la commission des lois PS qui a décidé de contrôler les pratiques policières sous l’état d’urgence émet de sérieuses critiques. L’état d’urgence est à contrôler d’urgence.
(extrait Siné Mensuel n°49)

Marianne

http://www.marianne.net/agora-etat-urgence-revision-constitutionnelle-parfaitement-inutile-100239039.html

Tribune

État d’urgence : une révision constitutionnelle parfaitement inutile

Mardi 29 Décembre 2015 à 10:46

Anne-marie Le Pourhiet, professeur de droit public

Le projet de loi constitutionnelle « de protection de la Nation » préparé par le gouvernement à la suite du discours de François Hollande devant le Congrès est un produit médiatique à pur usage de communication et de stratégie présidentielles. Sur le plan juridique, il ne sert absolument à rien : tout ce qu’il contient relève de la loi ordinaire et peut-être décidé sans toucher à la Constitution.

SIPA

L’article 36 de la Constitution du 4 octobre 1958 indique que l’état de siège est décrété en Conseil des ministres et que sa prorogation au-delà de douze jours « ne peut être autorisée que par le Parlement ». Il fixe ainsi une pure règle de compétence parlementaire complétant celle de l’article 35 selon laquelle « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ». Ces deux dispositions sont liées et figuraient d’ailleurs au même article dans l’avant-projet de constitution. Le régime de l’état de siège est déterminé par une loi du 9 août 1849, plusieurs fois modifiée, applicable seulement « en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection à main armée ».

L’état d’urgence, dont le régime est fixé par la loi du 3 avril 1955 liée aux évènements algériens, est, quant à lui,  applicable « en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou en cas d’évènements présentant par leur nature ou leur gravité, le caractère de calamité publique ». Il n’a délibérément pas été mentionné par les constituants de 1958 tout simplement parce qu’à l’inverse de l’état de siège, il n’est pas lié à une guerre étrangère et ne transfère pas les pouvoirs de police exceptionnels aux autorités militaires. En outre, le général de Gaulle souhaitant pouvoir proroger l’état d’urgence en Algérie par ordonnances ou, le cas échéant, par décision de l’article 16, sans devoir soumettre systématiquement un projet de loi au parlement, ne voulait pas consacrer la compétence du parlement dans la Constitution. Là se trouve la réponse à la question du président René Coty sur l’avant-projet de Constitution : « Est-ce à dessein qu’il est parlé de l’état de siège sans qu’il soit fait allusion à l’état d’urgence ? ». La réponse est affirmative.

Mais sur le fond, l’absence de mention de l’état d’urgence dans la Constitution ne change rien aux pouvoirs de police exceptionnels qu’il consacre et qui peuvent être modifiés, étendus, réduits ou encadrés par une loi ordinaire susceptible d’être déférée (a priori par les parlementaires ou a posteriori par un justiciable déposant une QPC) au Conseil constitutionnel. Il en va d’ailleurs de même de la loi sur l’état de siège du 9 août 1849 qui pourrait aussi être modifiée et actualisée par une nouvelle loi, elle-même contrôlable par le juge constitutionnel. La seule mention de la procédure de prorogation d’une législation d’exception dans la Constitution, ne met nullement le contenu même de celle-ci à l’abri d’un éventuel contrôle. Il est tout de même curieux que l’exécutif prétende vouloir se conformer à l’État de droit tout en prétendant évacuer la garantie minimale que constitue le contrôle éventuel et toujours fort compréhensif du Conseil constitutionnel.

Saisi en 1985 de la loi prorogeant l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie celui-ci avait jugé que « si la Constitution, dans son article 36, vise expressément l’état de siège, elle n’a pas pour autant exclu la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence pour concilier, comme il vient d’être dit, les exigences de la liberté et la sauvegarde de l’ordre public ; qu’ainsi, la Constitution du 4 octobre 1958 n’a pas eu pour effet d’abroger la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence, qui, d’ailleurs, a été modifiée sous son empire ». C’est clair, la mention de l’état d’urgence dans la Constitution est parfaitement inutile.

Le projet de révision constitutionnelle mentionne aussi que les autorités civiles peuvent maintenir les assignations à résidence en vigueur après la cessation de l’état d’urgence, s’il demeure « un risque d’acte de terrorisme ». Mais, là encore, il suffit d’introduire dans la loi sur l’état d’urgence une disposition indiquant que les assignations prononcées sous son empire durent jusqu’au terme fixé par l’arrêté du ministre de l’intérieur qui les impose, à charge pour le juge administratif de contrôler la proportionnalité effective de cette durée. En tout état de cause, il est assez paradoxal de prétendre mettre fin à l’état d’urgence tout en constatant cependant que la menace terroriste qui a justifié son application persiste ! Il serait plus cohérent, dans ce cas, de proroger de nouveau l’état d’urgence.

Quant à la fameuse déchéance de nationalité, qui déclenche une étonnante hystérie collective, il convient de rappeler les éléments suivants. La Constitution actuelle est totalement muette sur les conditions d’attribution ou de retrait de la nationalité, elle ne fixe aucun principe en la matière et se borne à indiquer dans son article 34 : « La loi fixe les règles concernant la nationalité ». Le législateur est donc libre en la matière et le Conseil constitutionnel a déjà jugé, dans une décision du 23 janvier 2015, d’une part que « les personnes ayant acquis la nationalité française et celles auxquelles la nationalité française a été attribuée à leur naissance sont dans la même situation », d’autre part « qu’eu égard à la gravité toute particulière que revêtent par nature les actes de terrorisme » la déchéance de nationalité est « une sanction ayant le caractère d’une punition qui n’est pas manifestement disproportionnée ». L’idée avancée par le Conseil d’État selon laquelle le retrait d’une nationalité obtenue de naissance serait contraire à un « principe fondamental reconnu par les lois de la République » résulte d’une interprétation très constructive que le Conseil constitutionnel n’a pas du tout consacrée. On peut sans doute discuter de l’efficacité et de l’opportunité de cette mesure mais elle n’est en rien contraire à la Constitution et son adoption ne nécessite aucune révision constitutionnelle.

La vérité est que, depuis plusieurs décennies déjà, la Constitution est devenue un instrument de marketing et de communication politiques pour des candidats à la présidence de la République ou des présidents en exercice qui veulent rehausser leur programme ou leur bilan en laissant leur empreinte dans le « marbre constitutionnel ». La révision constitutionnelle fait ainsi office de talonnettes juridiques pour des gouvernants en manque de hauteur politique. La majorité des trois cinquièmes du Congrès, nécessaire pour adopter la révision, sert aussi la stratégie partisane du président en exercice pour gêner l’opposition et la mettre en porte-à-faux. Mais avec ces lamentables jeux politiciens, c’est la qualité même de la Constitution des Français qui se trouve malheureusement dégradée. Ce nouveau projet de révision, parfaitement inutile, illustre encore l’insoutenable légèreté de nos gouvernants. Il convient de le refuser.

Faire de la politique autrement… Comment ?

Faire de la politique autrement…
Comment ?

Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino 
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne
René Teboul, est maitre de conférences en économie politique à l’Université Aix-Marseille.
Spécialiste des économies de la Méditerranée, il a dirigé de nombreuses thèses sur ce thème. 
Il enseigne l’histoire de la pensée économique et l’analyse macroéconomique
Faire de la politique autrement

Faire de la « politique autrement », c’est faire de la politique. Dans cette expression, il y a l’affirmation que la politique a du sens, qu’elle est au centre de la démarche et que nul n’imagine ne plus en faire. Les hommes et les femmes politiques qui sont au pouvoir ne sont pas la cause des perversions que nous pouvons critiquer, ils en sont juste les profiteurs.


Dans le projet de faire de la « politique autrement », il y a l’affirmation implicite que la politique, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, a besoin d’être réformée.

Vouloir faire autrement, c’est se poser la question de la méthode et mettre cette question au coeur du débat. Il est important de faire un travail d’analyse et de caractérisation de la société politique dans laquelle nous vivons et des méthodes qui lui servent de repères.


http://in-girum-imus.blogg.org/faire-de-la-politique-autrement-a119796974

Cliquer sur ce lien pour lire le texte de la conférence

Islam et Laïcité

 Jeudi 17 décembre à 19 heures 30
au restaurant le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Photo Islam et laïcité

Le Repaire d’Aubagne accueillera :

Françoise Lorcerie, directrice de recherche émérite au CNRS
Son travail a plus particulièrement porté sur : Intégration/Discrimination, politique d’éducation
A été membre du conseil scientifique de la Revue du Monde méditerranéen et de la Méditerranée

Ammar Bakezzi, secrétaire général du CRCM-PACA (Conseil Régional du Culte Musulman)

Abderrahmane Ghoul, vice-président du CRCM-PACA et imam de la mosquée Tahara

Continuer la lecture de Islam et Laïcité

Ethique et politique, quels sont les enjeux ?

Le prochain Repaire d’Aubagne accueillera :

Adrien Roux et Xavier Monnier

 jeudi 19 novembre à 19 heures 30
au restaurant le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Les publications d’Adrien Roux :
Comprendre et lutter contre la corruption, Aix-en-Provence, Ph. Bonfils, L. Mucchielli et A. Roux (2015),  PUAM, 128 p. Pour commander ce livre :
puam@univ-amu.fr

Les publications de Xavier Monnier :
Marseille, ma ville : portrait non autorisé http://www.arenes.fr/spip.php?article2967

Marseille, le jeu du clientélisme, France 3 (Documentaire 2015)
https://www.youtube.com/watch?v=EU3mX7r3R-Y

Pour ne rien manquer de l’actualité du Repaire d’Aubagne, une page Facebook est à votre disposition :
https://www.facebook.com/pages/Repaire-daubagne/434534863377201?tab=page_info&view

Quelle métropole demain ?

jeudi 15 octobre 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Quelle métropole demain ?
Inégalités, postures, gouvernance…
Rencontre-débat avec Patrick Lacoste *

La Métropole marseillaise entrera officiellement en fonctions le 1° Janvier 2016.
Cet acte de naissance clôture une longue période d’atermoiements, d’alliances défensives contre la ville centre, de coalitions hétéroclites : on reviendra sur les fondamentaux d’une métropole qui existe depuis longtemps dans les faits, et sur les raisons qui ont longtemps empêché son émergence légale : inégalités fiscales et sociales, culture de l’ « entre soi » municipal, gestion hasardeuse. Continuer la lecture de Quelle métropole demain ?

S’engager pour la paix

Colombejeudi 17 septembre 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

S’engager pour la paix
Une « culture de paix » : pourquoi ? Comment ?

Rencontre-débat avec Valérie Lalut, Michel Neumayer, Théo Paz *

« La paix est entre nos mains » !
Pourtant, plus que jamais, le monde est violent et inégalitaire. La peur de l’autre persiste. Les guerres sont encore et toujours actuelles. La Culture de paix, concept développé par l’UNESCO, est une réponse à cette négativité contemporaine. « La paix ne peut être garantie par les seuls accords politiques, économiques ou militaires. Elle dépend largement de l’adhésion unanime, sincère et durable des peuples.
Faire naître l’espoir en chacun, enfant, adulte, parent, éducateur, enseignants, citoyen, susciter le désir d’entreprendre pour que vivre ensemble sur une même terre soit possible, tel est l’enjeu . (…) Il est possible d’agir dès aujourd’hui, localement mais toujours « en regard du monde »…

Membres du Groupe des enseignants et éducateurs pour une culture de paix Aubagne

Interventions co-construites avec le public et interactives.

Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Rencontre-débat avec Roland Gori

La promesse de bonheur faite aux peuples et aux individus constitue, à l’instar des religions et des idéologies, un opium qui les prive de leur liberté. En les berçant avec la vieille chanson de l’abondance et du bien-être, en les insérant toujours plus dans des réseaux de surveillance et de contrôle au motif de les protéger des risques et des dangers, le pouvoir démocratique contraint les citoyens à abandonner leurs libertés publiques au profit de l’automatisme des procédures. Les nouvelles technologies installent et légitiment un système politique et culturel qui menace la démocratie et favorise l’impérialisme du marché.

Faut-il renoncer à la liberté  pour être heureux ?

Roland Gori, est professeur émérite de psychopathologie clinique à l’université d’Aix Marseille et psychanalyste, initiateur en 2009 de l Appel des appels.
Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La Fabrique des imposteurs, La Dignité de penser, De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?, La Santé totalitaire…

Entretien radiophonique mis en images

51:52 – du lundi 28 avril 2014sur l’antenne d’IDFM Radio Enghien.
Il a lancé en 2009 l’Appel des appels… autour de son dernier ouvrage :  » Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux?  » aux éditions  » Les Liens qui Libèrent  »

 

Roland Gori – La fabrique des imposteurs

Présentation rapide

7:44 – Roland Gori vous présente son ouvrage « La fabrique des imposteurs » aux éditions Les Liens qui libèrent.

 

Conférence – Université permanente – 28/02/14

1:41:25

« L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les valeurs, pratiquer l’art de l’illusion plutôt que s’émanciper par la pensée critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les escroqueries des algorithmes, les usurpations de crédits, les expertises mensongères et l’hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du faux-semblant, notre démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’ambition de la culture et l’audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

www.up.univ-nantes.fr