Galeries

27/11/17
Rencontres à Aubagne avec Alain Badiou

LUNDI 27 NOVEMBRE 2017

15h  LYCÉE JOLIOT CURIE – AUBAGNE

LA VRAIE VIE
Rencontre avec des lycéens des classes de seconde, première et terminale du lycée Joliot-Curie

La toute première réception officielle de la philosophie, avec Socrate, prend la forme d’une très grave accusation : le philosophe corrompt la jeunesse. Alors, si j’adopte ce point de vue, je dirai assez simplement : je viens corrompre la jeunesse en parlant de ce que la vie peut offrir, des raisons pour lesquelles il faut absolument changer le monde et qui, pour cela même, imposent de prendre des risques.
Aujourd’hui, parce qu’elle en a la liberté, la possibilité, la jeunesse n’est plus ligotée par la tradition. Mais que faire de cette liberté, de cette nouvelle errance ?
Filles et garçons doivent découvrir leur propre capacité quant à une vraie vie, une pensée intense qui affirme le monde nouveau qu’ils entendent créer.
Que vivent nos filles et nos fils !
Alain Badiou

18h30 ESPACE DU BRAS D’OR – AUBAGNE

QUE SIGNIFIE CHANGER LE MONDE ?
Conférence d’Alain Badiou et discussion avec le public modérée par Anaïs Simon

L’expression « Changer le monde » a largement enchanté les deux siècles précédents. Dans nos contrées dites occidentales, riches mais en crise, démocratiques mais rongées par le virus identitaire, l’expression Changer le monde a un double statut.

D’un côté, pour autant qu’elle a désigné un vouloir révolutionnaire, elle est tenue pour le nom périmé d’une utopie criminelle. D’un autre côté cependant, on nous enseigne qu’à tout instant le monde change à une vi­tesse extraordinaire, que nous sommes toujours en retard sur ce change­ment, et que d’incessantes réformes doivent plier les sujets à y consentir. On ne peut qu’en conclure que, dans cette affaire, changer est un verbe équivoque.

Si tout change, y compris les acteurs, témoins et victimes dudit change­ment, rien ne peut attester le changement. Si en revanche il existe un re­père fixe, un invariant relatif d’où prendre mesure du changement comme changement réel, quel est le statut de cet invariant ? Il faut reprendre en­tièrement la question du changement réel au-delà de l’antinomie rupture totale ou continuité d’une incessante innovation. Le problème est celui du lieu subjectif, d’où l’on peut concevoir, dans une subtile dynamique de l’immanence et du retrait, ce qu’est un changement orienté.

Alain Badiou

 

QUI EST ALAIN BADIOU ?

Alain Badiou naît à Rabat, au Maroc, le 17 janvier 1937. Il est élève à l’École normale supérieure dont il sort premier en 1960 et où il deviendra lui-même professeur en 1999, puis professeur émérite en 2004 —, et y côtoye Althusser, Canguilhem et Lacan.

Jeune militant contre la guerre d’Algérie dès l’ENS puis engagé dans l’aventure maoïste jusqu’en 1980, ses premières publications sont des textes littéraires, Amalgestes (1964) et Portulans (1967) aux éditions du Seuil, ou encore L’écharpe rouge, achevé en 1977 et qu’Antoine Vitez met en scène en 1984.

Alain Badiou est donc à la fois romancier, dramaturge, militant politique (connu pour sa défense de L’hypothèse communiste et des ouvriers sans papiers), et philosophe — un philosophe de renommée internationale, l’un des plus traduits dans le monde. Son oeuvre, très vaste et variée, a pour axe central la trilogie L’être et l’événement (1988), Logique des mondes (2006) et L’immanence des vérités (à paraître), mais elle comprend aussi de nombreuses publications sur la poésie, le cinéma, le théâtre, les sciences et les mathématiques, la politique, et même l’amour…

Car selon Alain Badiou, il y a essentiellement quatre types de procédures de vérité : la science (qui fait vérité du lien possible entre écriture et réel), l’art (qui fait vérité de la lisière entre forme et informe), la politique (qui fait vérité de la capacité collective, de ce que le collectif est capable de faire de lui-même) et l’amour (qui fait vérité de la différence comme telle, dans la médiation des positions sexuées).

CONFÉRENCES / DISCUSSIONS / LECTURES / PROJECTIONS

Des opportunités exceptionnelles de rencontrer le philosophe et de dialoguer avec lui autour de son oeuvre et de sujets très divers : le régugié et l’hospitalité, la poésie, la politique, le théâtre, l’amour, le cinéma, l’image et le réel, l’Europe et la Grèce, les vérités, le changement…

PARTENAIRES DE L’OPÉRATION

Ce cycle a été imaginé et organisé par Alt(r)a voce, Image de ville et Pensons-le-matin (Marseille), la Maison des jeunes et de la culture de Martigues, la médiathèque Boris Vian et le cinéma Le Méliès de Port-de-Bouc, le Repaire et l es Universités populaires d’Aubagne et Aix-en-Provence et le Vélo Théâtre d’Apt.

Se sont associés au projet le Parvis des Arts, la compagnie Hangar palace, l’Ecole de la cause freudienne, et les librairies L’odeur du temps (Marseille) , L’alinéa (Martigues) et la Fontaine (Apt).

Ces partenaires se sont réunis pour accueillir Alain Badiou et construire un cycle cohérent de conférences et de rencontres.

RENCONTRES PAR LIEUX https://www.quesignifiechangerlemonde.org/

12/05/17
Apéro Littéraire avec André Fortin

vous invitent à une rencontre-signature avec

André Fortin

vendredi 12 mai à 18h30

au Théâtre Toursky

16, promenade Léo Ferré 13003 Marseille

autour de ses livres

Entrée gratuite

Vous pourrez intervenir, questionner, échanger, partager… et consommer avec modération

Contact : jean pierre 06 52 786 785

www.Apéros Littéraires jpbrnd@ouvaton.org

Suivez-nous sur Facebook : www.facebook.com/repaire.daubagne

Après cet Apéro Littéraire, le restaurant « Les Frangins d’la night » vous accueille dans un cadre convivial et fraternel

Parking gardé rue Auphan 4€

Rencontre-débat avec Michel Henry*

Bilan de l’élection présidentielle

Enjeux et perspectives des élections législatives

Depuis plusieurs semaines, l’élection présidentielle aura occupé les esprits, les médias, les militants, les partis politiques… Le résultat de cette élection satisfera certains, décevra les autres. Ceux qui se sont rendus dans les bureaux de vote, ceux qui se sont abstenus, ceux qui ont voté blanc, tous ceux qui se sont mobilisés ou pas…
Les élections législatives sont présentées comme étant le 3ème tour.

Venez en débattre !!!

*Michel Henry est journaliste indépendant et chez Les Jours. Il a longtemps travaillé à Libération, notamment comme correspondant à Marseille (1998/2010), où il a suivi le développement du FN en région PACA et aussi chez Médiapart . Il est l’auteur de : Drogues : pourquoi la légalisation est inévitable (Denoël, 2011), Agnelet : l’homme que l’on n’aimait pas (Odile Jacob, 2008), La Nièce – Le phénomène Marion Maréchal-Le Pen (Seuil, 2017).

http://www.seuil.com/ouvrage/la-niece-michel-henry/9782021337785

Le FN et la société française : L’extrême droite banalisée

Rencontre-débat avec André Koulberg*

On a tous vu ou entendu ces citoyens en colère expliquant qu’ils ont été déçus par la droite et par la gauche et qui disent : « Pourquoi ne pas essayer le Front national » ?

Mais qu’est véritablement le Front national ? Comment les idées de ce parti ont-elles réussi à infiltrer progressivement des esprits qui, pour la plupart, ne se disent pourtant ni d’extrême droite ni fascisants ? Pourquoi depuis plus de quarante ans n’arrive-t-on pas à le contrer efficacement ? Quel est le véritable ADN de ce parti qui se prétend respectable ?

On ne peut pas comprendre les succès du FN sans étudier la société, la culture, l’histoire dont il se nourrit. Notre société, notre culture, notre histoire. Peut-on combattre le FN en parlant comme lui, en posant les mêmes questions que lui, en acceptant les concepts et le champ d’évaluation où il se situe : « identité », « Français de souche », « diabolisation », « communautarisme », « assimilation », « populisme »…? Ce vocabulaire hélas devenu le nôtre.

Il nous faut aussi comprendre comment l’obsession ethnique de ce parti structure, aujourd’hui comme hier, toute sa pensée, son imaginaire, ses pratiques, ses penchants clairement autoritaires et sa volonté d’instituer des discriminations partout.

Une fois élargi le regard et dissipé ce théâtre d’ombres, apparaît une formation politique beaucoup moins anodine qu’on ne le dit, qui n’a pas rompu avec les héritages les plus inquiétants de notre histoire contemporaine.

*André Koulberg, philosophe et militant de la Ligue des Droits de l’Homme, auteur en 1989 du livre L’affaire du voile islamique.

Il dédicacera son livre après le débat : Le-FN-et-la-societe-francaise-L’extreme-droite-banalisee/

28/04/17
Apéro Littéraire avec Philippe Pujol

vous invitent à une  rencontre-signature avec

Philippe Pujol

pour la présentation de son dernier livre

Mon cousin le fasciste

Vendredi 28 avril à 18h30

au Théâtre Toursky

16, promenade Léo Ferré

13003 Marseille

*Philippe Pujol, est journaliste et écrivain, lauréat du prix Albert-Londres en 2014

Entrée gratuite

Vous pourrez intervenir, questionner, échanger, partager… et consommer avec modération

Contact : jean pierre 06 52 786 785

www.Apéros Littéraires jpbrnd@ouvaton.org

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Après cet Apéro Littéraire, le restaurant « Les Frangins d’la night » vous accueille dans un cadre convivial et fraternel

Parking gardé rue Auphan 4€

Clientélismes urbains Gouvernement et hégémonie politique

Une rencontre – débat avec Cesare Mattina*

 

 

 

 

Attribuer un emploi public, un logement social, un permis de

construire, des places en crèche ou un simple titre

honorifique est une prérogative des collectivités locales. Loin d’être anodines, ces redistributions de biens publics, matériels ou symboliques, à des individus, des familles, des groupes religieux, des personnalités sont une des modalités

du gouvernement de la ville. À partir de l’exemple de Marseille, Cesare Mattina montre comment, dans une ville souvent qualifiée de corrompue, le clientélisme urbain a essentiellement profité aux classes moyennes et petites/moyennes en ascension sociale.

*Cesare Mattina est enseignant-chercheur en sociologie au Laboratoire Méditerranéen de Sociologie et à l’Université d’Aix-Marseille. Il travaille sur le gouvernement des villes et les relations entre élites politiques et groupes socio-professionnels.

http://www.lames.cnrs.fr/spip.php?article57

Dédicaces après le débat

Apéro Littéraire avec Maurice Gouiran

vous invitent à une  rencontre-signature avec

Maurice Gouiran

autour de ses ouvrages

Le printemps des corbeaux

Maudits soient les artistes

vendredi 10 mars à 18h30

au Théâtre Toursky

16, promenade Léo Ferré

13003 Marseille

Entrée gratuite

Vous pourrez intervenir, questionner, échanger, partager… et consommer avec modération

Contact : jean pierre 06 52 786 785

www.Apéros Littéraires

jpbrnd@ouvaton.org

Suivez-nous sur Facebook : www.facebook.com/repaire.daubagne

Après cet Apéro Littéraire, le restaurant « Les Frangins d’la night » vous accueille dans un cadre convivial et fraternel

Parking gardé rue Auphan 4€

La loi travail El Khomry : ce qui va changer

Jeudi 20 octobre 2016 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Rencontre-débat avec Dany Cohen*

Dévoilé le 17 février 2016, le texte vise à réformer le Code du travail afin, selon le gouvernement, de « protéger les salariés, favoriser l’embauche, et donner plus de marges de manœuvre à la négociation en entreprise ». Il est initialement soutenu par le patronat, notamment le MEDEF, alors que l’opposition estime que le projet de loi n’aura que peu, voire pas, d’effet économique1,2.

Le projet de loi fait l’objet d’un important mouvement de contestation, comprenant des grèves et manifestations, de la part des syndicats, d’organisations étudiantes et d’une partie de la gauche qui considèrent que les réformes proposées font « revenir des années en arrière » les droits des salariés.

Le texte, après avoir été remanié par le gouvernement, est adopté sans vote en première lecture par l’Assemblée nationale à la suite de l’engagement de la responsabilité du gouvernement grâce à l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution française (dit « 49.3 »). Après son adoption par le Sénat, le texte est de nouveau adopté sans vote à l’Assemblée nationale en nouvelle lecture et en lecture définitive. Il est promulgué le 8 août 2016.

*Dany Cohen, avocat, membre du Syndicat des avocats de France

Penser est un sport de combat

Contre la version du passé donnée par l’idéologie régnante, on revient, « avec l’aide de l’histoire », sur des événements majeurs, afin d’en dégager les conséquences et les enjeux actuels : de la disparition du tiers-monde (Immanuel Wallerstein) aux relations séculaires entre l’Europe et le monde arabe (Maxime Rodinson), de la réduction des événements de Mai 68 à une légende libertaire (Kristin Ross) à la notion controversée d’identité asiatique (Wang Hui). Continuer la lecture de Penser est un sport de combat

Les associations sont malades de la peste (Jean de LA FONTAINE)

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http://www.marianne.net/secours-populaire-hayange-centre-social-maison-du-vivre-ensemble-delit-association-fn-100246771.html

Secours populaire à Hayange, centre social, maison du « vivre ensemble »… le délit d’association selon le FN

Vendredi 30 Septembre 2016 à 17:10
Madeleine Meteyer
Le monde associatif n’a pas la cote chez les élus frontistes. Coupes dans le financement ou éviction des locaux sont des pratiques courantes dans les villes tenues par le Front National depuis 2014. Vendredi matin, le maire d’Hayange (Moselle) a décrété le délogement du Secours Populaire, jugé « pro-migrants » de la salle que l’association occupe dans la ville. Une longue liste précède cette décision…

Fabien Engelmann, maire FN d’Hayange, a fermé les portes du local du Secours populaire de sa commune. – DUCLOUX/SIPA
► Septembre 2016 : à Hayange (Moselle), Fabien Engelmann (FN) éjecte l’antenne locale du Secours populaire d’une salle de la ville. Motif ? Politique

Dernière d’une série qui s’allonge, qui s’allonge, la mairie de Hayange (Moselle) a annoncé l’expulsion du Secours populaire d’une salle de la ville et ce, avec l’appui d’un huissier et de la police municipale. Le maire a publié un communiqué dans lequel il s’étend sur les raisons de sa décision. S’il réfute l’idée d’une attaque contre le Secours populaire Français, il accuse l’antenne locale d’être devenue « une succursale du Parti Communiste ». Fabien Engelmann justifie sa formule en évoquant la politique « pro-migrants » que mènerait le Secours populaire dans la ville.

Il conclut ses explications par cette phrase « Puisque les dirigeants de cette antenne ont la fibre communiste, nous leur conseillons de faire une demande auprès des maires de la vallée qui se réclament encore de cette idéologie pour l’attribution d’un local ». Julien Lauprêtre, le président du Secours populaire a réagi ce vendredi matin sur RMC : « Nous n’avons aucun fil à la patte, aucune préférence. Nous ne faisons que de la solidarité. Le maire de Hayange a l’inhumanité au coeur. »

► Mars 2015 : à Mantes-la-Ville (Yvelines), le maire Cyril Nauth (FN) retire son local à la Ligue des droits de l’Homme. Motif ? Politique

La Ligue des droits de l’Homme n’est pas du goût de Cyril Nauth, élu en 2014 à la tête de Mantes-la-Ville et, seul maire FN d’Ile-de-France. En mars 2015, la convention qui liait l’association et la ville depuis plus de vingt ans est arrivée à son terme. Le maire a choisi de ne pas la renouveller arguant qu’il ne s’agissait pas d’une « expulsion en tant que telle ». Enfin, c’est tout de même l’idée. La Ligue des droits de l’Homme s’est retrouvée fort dépourvue puisque cette convention incluait le prêt d’un local. Le maire a défendu sa décision, « la LDH ne défend pas l’intérêt général ». Qu’est-ce à dire ?

« L’antenne de Mantes est très politisée, s’en prend régulièrement au FN et, surtout, défend les droits des étrangers clandestins : on ne peut pas les aider », expliquait alors Cyril Nauth.

► Février 2015 : à Beaucaire (Gard), le maire Julien Sanchez (FN) ôte subventions et local à la maison du vivre-ensemble. Motif ? Politique

La Maison du vivre-ensemble était « dans le collimateur » du candidat FN avant même son élection, déplorait Laure Cordelet, fondatrice du Rassemblement citoyen, un collectif né en réaction à la prise de la ville par le parti lepéniste à la faveur des municipales de 2014. « Justement, ils le savaient ! », se défend presque Julien Sanchez qui ne nie même pas que la fermeture du centre est lié à un motif politique. Qu’est-ce qui clochait dans ce centre qui assurait le soutien scolaire d’une centaine d’enfants dans un quartier défavorisé ? Aux yeux de Julien Sanchez, la Maison du vivre-ensemble était « une officine de l’extrême-gauche », ajoutant : « Je ne suis pas maso, donner une subvention à des gens qui font des déclarations politiques contre nous (…) ça me pose problème ».

Pis, la CAF et le conseil général du Gard assuraient un soutien de 131.000 euros à la condition que le maire participe aussi. L’ancienne subvention accordée par l’ancienne mairie était de 53.000 euros. Après la défection de la mairie frontiste, les deux autres organes se sont retirés du projet et la Maison du vivre-ensemble a du plier boutique. Par ailleurs, la mairie n’a en aucun cas songé à une solution alternative. Au Figaro qui lui posait la question, le maire de Beaucaire a répliqué: « Si des personnes ont besoin de soutien parce qu’elles ne parlent pas le français, ce n’est pas mon problème, ce n’est pas à nous de payer. »

► Septembre 2014 : à Fréjus (Var), le maire David Rachline (FN) rompt la convention qui liait la ville au centre social de Villeneuve. Motif ? Politique

Candidat à la mairie de Fréjus (Var) en 2014, David Rachline avait fustigé « certaines associations qui dirigent leurs activités quasi-essentiellement vers des quartiers dits difficiles » et non vers « l’intégralité » de la ville. Sitôt les portes de la mairie franchies, le tout nouveau maire (et actuel porte-parole de la campagne de Marine le Pen) avait pris des mesures de rétorsion contre le centre social de Villeneuve en baissant les subventions de 53% avant de le fermer purement et simplement en septembre 2014.

David Rachline n’a pas pris la peine de camoufler le motif politique de l’affaire. Le maire reprochait à la directrice du centre ses propos dans la presse. En août 2014, dans les colonnes du Monde, Sandrine Montagard s’était émue du nouveau climat depuis l’arrivée de l’équipe FN à la mairie. La directrice du centre sociale évoquait des courriers déposés dans les boites aux lettres du quartier et invitant à prendre les armes contre « l’idéologie qui s’appelle le maghrébisme ». Le 3 septembre, David Rachline a posté une missive à la directrice expliquant que le centre social n’avait pas vocation à être « un centre socialiste ».

► Avril 2014 : à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), le maire Steeve Briois (FN) retire son local à la Ligue des droits de l’Homme. Motif ? Politique

En 2014, dans son programme municipal, le candidat à la mairie d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois affirmait souhaiter une culture « libre et indépendante ». Une fois élu, le nouveau maire a révisé ses positions en mettant un point final à la mise à disposition par la mairie, d’un local municipal à la Ligue des droits de l’Homme. Là encore, le motif est éminemment politique. Steeve Briois reprochait à l’association ses prises de position durant la campagne municipale et qualifiait notamment la LDH d' »association d’extrême-gauche ». « La Ligue des droits de l’homme est une association politisée. Elle n’a eu de cesse pendant la campagne électorale de dire tout le mal qu’elle pensait de nous. Alors on coupe les liens. Point final. »

L’association bénéficiait d’une subvention de 300 euros par an et d’un local à titre gracieux depuis une dizaine d’années. Alain Pruvot, président de la section locale de la Ligue des droits de l’Homme ne s’est pas dit « surpris » de la décision.sans-titre

Ciné-citoyen : Comme des lions

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En présence de la réalisatrice Françoise Davisse
“Comme des lions” raconte deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay, contre la fermeture de leur usine qui, en 2013, emploie encore plus de 3000 personnes dont près de 400 intérimaires. Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants, bref des ouvriers du 93 se sont découverts experts et décideurs. Ces salariés ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l’état. Bien sur ils n’ont pas “gagné”. Mais peut être faut-il arrêter de tout penser en terme de “gain”. La vie est faite d’expériences, de risques, d’aventure et de fierté.
Et là, ces deux ans sont une tranche de vie exceptionnelle. Un moment d’intelligence collective, de démocratie et de révélations.
Le 21 septembre à 19 heures
Cinéma Jean Renoir – MASC
70, boulevard Voltaire
Montée Malik Oussekine
13821 La Penne sur Huveaune
Documentaire de Françoise Davisse (France) – Durée
: 1h55
Projection en présence de la réalisatrice
Séance en partenariat avec le Repaire d’Aubagne

Gilles Del Pappas

logo

vous invitent
à rencontrer
Gilles Del Pappas
pour la sortie de son livre

attila

et
Philippe Hauer
Directeur des Editions Van Loo

vendredi 23 septembre à 18h30
au Cercle de l’Harmonie
12 cours Beaumond 13400  à Aubagne

Vous pourrez intervenir, questionner, échanger, partager…  et consommer avec modération
Entrée gratuite

Contact : jean pierre 06 52 786 785 – 06 11 43 55 79
http://repairedaubagne.fr/2016/09/gilles-del-pappas/

En quête des classes populaires : un essai politique

Jeudi 15 septembre 2016 à 19h30

Au restaurant Le Borsalino

3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

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Rencontre-débat avec Paul Bouffartigue*

Ce livre vise un public composé à la fois d’étudiants et d’universitaires, de militants et de citoyens intéressés par les questions sociales et politiques d’aujourd’hui, ou encore des professionnels de l’action culturelle et sociale. La question des classes populaires s’impose en effet régulièrement dans le débat public, qu’il s’agisse d’interpréter la démobilisation électorale, l’audience des thèses du Front National, les violences urbaines ou encore les mobilisations sociales. Mais utiliser cette notion ne suffit ni à comprendre la profondeur des mutations en cours, ni à faire de la représentation et de la promotion de ces classes populaires une priorité. C’est pourquoi ce livre ambitionne d’éclairer les limites des usages les plus courantes de la notion de classes populaires : en revenant sur l’histoire de la construction puis de la déconstruction de la classe ouvrière, qui était un acteur politique tout autant sinon plus qu’un groupe social consistant au cœur de la société française ; en s’interrogeant sur la réalité et la portée des clivages internes aux monde des ouvriers et des employés, notamment sous l’angle de l’enjeu central de la précarisation ; en analysant enfin les multiples formes, souvent peu visibles et inattendues, de leur mobilisation pour faire face aux difficultés dans lesquelles elles vivent et se réapproprier leur destin.

*Paul Bouffartigue est Sociologue, Directeur de Recherche au CNRS, dans le domaine de la sociologie du travail au Laboratoire d’économie et de sociologie du travail (LEST).

Il publie régulièrement des articles de recherche et participe notamment au comité de rédaction des revues scientifiques Faire Savoir et Temporalité.

Il dédicacera son livre après le débat

http://www.lest.cnrs.fr/spip.php?article476

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bouffartigue

En quête des classes populaires

Jeudi 15 septembre 2016 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagneimage-1

En quête des classes populaires
Un essai politique

Rencontre-débat avec Paul Bouffartigue*

Ce livre vise un public composé à la fois d’étudiants et d’universitaires, de militants et de citoyens intéressés par les questions sociales et politiques d’aujourd’hui, ou encore des professionnels de l’action culturelle et sociale. La question des classes populaires s’imp

ose en effet régulièrement dans le débat public, qu’il s’agisse d’interpréter la démobilisation électorale, l’audience des thèses du Front National, les violences urbaines ou encore les mobilisations sociales. Mais utiliser cette notion ne suffit ni à comprendre la profondeur des mutations en cours, ni à faire de la représentation et de la promotion de ces classes populaires une priorité. C’est pourquoi ce livre ambitionne d’éclairer les limites des usages les plus courantes de la notion de classes populaires : en revenant sur l’histoire de la construction puis de la déconstruction de la classe ouvrière, qui était un acteur politique tout autant sinon plus qu’un groupe social consistant au cœur de la société française ; en s’interrogeant sur la réalité et la portée des clivages internes aux monde des ouvriers et des employés, notamment sous l’angle de l’enjeu central de la précarisation ; en analysant enfin les multiples formes, souvent peu visibles et inattendues, de leur mobilisation pour faire face aux difficultés dans lesquelles elles vivent et se réapproprier leur destin.

*Paul Bouffartigue est Sociologue, Directeur de Recherche au CNRS, dans le domaine de la sociologie du travail au Laboratoire d'économie et de sociologie du travail (LEST).

Il publie régulièrement des articles de recherche et participe notamment au comité de rédaction des revues scientifiques Faire Savoir et Temporalité

Il dédicacera son livre après le débat

http://www.lest.cnrs.fr/spip.php?article476

https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Bouffartigue

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LE RAVI RECRUTE

Le Ravi

Participez au développement et à la diffusion d’un journal associatif, satirique et indépendant

Où ?
Marseille 01 (13 – Bouches-du-Rhône – Provence-Alpes-Côte d’Azur)
Quoi ?
Réalisez votre mission avec Concordia et l’association La Tchatche, et contribuez au développement et à la diffusion du journal LE RAVI, mensuel associatif satirique et indépendant de PACA!

Pour cela, vous réaliserez vos missions, principalement au sein des locaux de La Tchatche à Marseille (1er arrondissement). Des déplacements sur la Région sont possibles.

Vos missions :

* Aider à l’organisation et participer aux ateliers de journalisme citoyen, animés par les journalistes du Ravi, dans des quartiers sensibles de la Région PACA.

* Augmenter le nombre de points de vente du journal en explorant de nouvelles pistes et en pérennisant les relais de diffusion actuels

* Aller à la rencontre des bibliothèques et associations partenaires des quartiers populaires de la région, afin de les sensibiliser à l’importance de l’accès à une information indépendante.

* Entretenir le lien avec les abonnés

* Accompagner les bénévoles et l’équipe sur divers événements en région : festivals, salons, etc.

* Participer à la réalisation d’outils de promotion de l’association (affiches, newsletter, etc.)

* Aider à la réalisation d’un Hors-Série (décembre 2016)

* Aider à la préparation et participation au festival du film engagé (mai 2017)

* Participer à des moments de vie associative de l’association Concordia : Le volontaire sera mis en relation avec d’autres volontaires de l’association Concordia en PACA et en France et pourra bénéficier d’autres projets de volontariat (temps de rencontres conviviales, formations, échanges internationaux, etc.).

Quand ?
À partir du 1 septembre 2016 (10 mois, 30 h/semaine)
Quel domaine ?
Éducation pour tous
Combien de postes ?
1
Quel organisme ?
Concordia – délégation paca

 

Contact

Fleur CHAMBONNEAU
T : 07 60 18 94 73

 

Adresse

11 boulevard National
13001 Marseille 01

Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ? Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle

160711 Solidarités La Marseillaise

Dans le cadre d’un Repaire exceptionnel un débat organisé par le collectif de défense de l’Espace Ambroise-Croizat

Les associations d’ Aubagne veulent construire les solidarités d’aujourd’hui et de demain

http://www.lamarseillaise.fr/bouches-du-rhone/societe/50588-construire-les-solidarites-d-aujourd-hui-et-de-demain

 

Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ? Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle

Le Collectif de Défense de l’Espace des Solidarités
le Repaire d’Aubagne
Vous invitent à une conférence-débat
lundi 11 juillet à 19 heures

Espace des solidarités
Salle Ambroise Croizat
Avenue Antide Boyer, 13400 Aubagne
sur le thème :
Quelle-s solidarité-s aujourd’hui ?
Construire, ensemble, les solidarités du 21ème siècle
Avec la participation :
- de la Cimade
– du Collectif Agir ici !
– du RESF 13
– de la LDH 13
– du Secours Populaire d’Aubagne
A 21 heures 30, nous partagerons ensemble le verre de l'amitié et de la solidarité

Je compte sur votre présence,
Invitez vos amis !!!
 
Amitiés
jp

La troisième guerre mondiale est sociale de Bernard THIBAULT

Depuis plus de trente ans, la version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu intouchable qui s’étend progressivement à tous les domaines de la vie des pays de la planète.
Cette bataille économique, menée à l’échelle du globe, a fait de l’embauche des travailleurs au moindre coût et sans normes protectrices sa ligne directrice. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes et la plupart du temps invisibles.
Ainsi 40 % des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler et ne bénéficient pas de l’éducation, des travailleurs chinois sont employés dans des conditions infrahumaines, depuis 2012, plus de 1200 travailleurs népalais et indiens sont morts sur les chantiers de construction des stades de la coupe du monde de football, en France des travailleurs détachés sont payés 300 euros par mois… Comment sortir de ces régressions ?
Ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT), Bernard Thibault dénonce dans cet ouvrage ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. Contrairement au sentiment largement répandu, la solution à cette dérive n’est pas le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices tant du point de la rémunération par un salaire décent qu’en termes de conditions de travail.
En indiquant comment les normes de l’Organisation internationale du travail peuvent devenir un levier pour faire progresser les droits sociaux dans le monde, Bernard Thibault ouvre un chemin : à l’opposé des sirènes nationalistes qui voudraient les opposer, les travailleurs et leurs syndicats ont des atouts pour sortir de la guerre mondiale sociale en s’unissant pour construire un monde guidé par le respect des droits humains.

L’AUTEUR
Bernard Thibault est membre du conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il a été secrétaire général de la CGT de 1997 à 2013.

© Hannah Assouline
EN LIBRAIRIE DEPUIS LE 15 AVRIL 2016
La troisième guerre mondiale est sociale de Bernard THIBAULT
aux Éditions de l’Atelier – 160 p. / 15 €

Entre les mains des Kurdes

Entre les mains des Kurdes

Rencontre-débat avec Josiane Durrieu autour de son ouvrage « Entre les mains des Kurdes » organisée en partenariat avec Femmes Solidaires Aubagne et le Cercle de l’Harmonie

Cercle de l'Harmonie  Femmes Solidaires

Passionnée des questions internationales et engagée aux côtés des Kurdes des Bouches-du-Rhône, Josiane Durrieu s’est rendue plusieurs fois au Kurdistan en tant qu’observatrice et tire des ses rencontres un récit passionné et documenté.

 » Il a fallu la résistance héroïque et décisive de Kobanê face à l’offensive de Daech pour que le monde s’intéresse enfin à la cause kurde. Privé de pays et de reconnaissance au XXe siècle, ce peuple continue bel et bien d’exister. Dans sa longue lutte pour être respecté, il a nourri une culture singulière et une créativité politique qui force l’admiration. Dans ce Moyen-Orient qui s’abîme dans les luttes de domination qui le dépassent, le salut pourrait bien venir de là  »  , écrit-elle notamment.

A ses côtés, Jean Pierre Brundu, animateur du Repaire d’Aubagne, animera les échanges.

Josiane Durrieu dédicacera son livre à la fin de la rencontre.
Entre les mains des Kurdes, perspectives au Moyen-Orient après Kobanê est publié aux éditions des Fédérés-La Marseillaise.

À propos des cambriolages chez Marsactu

Samedi 12 mars 2016

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Samedi 12 mars 2016

Cher(es) lecteurs, lectrices et abonné(e)s,

Comme vous l’avez sans doute su, la rédaction de Marsactu a été visitée par deux fois ces derniers jours. Le premier de ces cambriolages nous a privé de la quasi intégralité du matériel que nous avions racheté devant le tribunal de commerce. De par ce fait, la relative bonne affaire que nous avions faite à l’époque pourrait se retourner contre nous. En effet, l’estimation de ces six ordinateurs et de l’appareil photo par le commissaire priseur au moment de la liquidation était assez basse. Or, c’est cette facture que nous devons présenter à notre assureur.

Quelques jours plus tard, nos locaux étaient à nouveau visités et du matériel emporté. Cette fois-ci, l’intention nous est apparue toute autre. Les ordinateurs d’occasion que nous avions récupéré entre temps ont été déplacés mais pas dérobés. En revanche, l’ensemble de la rédaction a été retourné. Des documents confidentiels ostensiblement posés en évidence. Cela nous a clairement laissé penser à une intimidation. Nos visiteurs voulaient nous faire savoir qu’ils cherchaient quelque chose et pas nécessairement de l’argent ou des objets de valeur car ils ont laissé derrière eux largement plus que ce qu’ils ont emporté. Les services de police ont été avisés mais pour l’heure, nous n’avons pas d’informations particulières à ce sujet. En parallèle, la sécurité des locaux a été renforcée.

Si l’intention était de nous intimider, nos visiteurs ont surtout réussi à conforter notre détermination. Nous nous sommes lancés dans l’aventure de la renaissance de notre média car nous sommes persuadés qu’un journal indépendant, exigeant, ancré, est une nécessité pour notre territoire. Si notre travail dérange, c’est bien parce que, parfois, nous faisons mouche, nous pointons la plume dans la plaie, comme d’autres avant nous.

Heureusement, la solidarité est là et, très vite, nous avons pu récupérer le matériel nécessaire à notre travail. Et sur les réseaux sociaux, par courrier, par mail, beaucoup d’entre vous nous demandent comment nous donner un coup de main. Aujourd’hui, la meilleure des réponses est de faire parler de nous, de nous faire connaître et d’augmenter ainsi le socle de nos abonnés pour assurer notre indépendance économique et éditoriale.

Par ailleurs, Marsactu est aujourd’hui une entreprise solidaire de presse. Ce statut tout neuf va nous permettre d’élargir notre capital au plus grand nombre et de faire entrer nos lecteurs au coeur de notre aventure. Nous vous tiendrons très prochainement au courant de cette nouvelle étape de notre co-construction. Si nous réussissons ensemble ce pari, ce sera alors la meilleure des réponses à toutes les intimidations.

marsactu.fr

Les printemps arabes

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Les printemps arabes

La Tunisie connaît sa plus importante contestation sociale depuis le Printemps arabe

Rencontre-débat avec Mouldi Sabri et Asma Kouki*

Cinq ans après le renversement du dictateur Zine El Abidine Ben Ali, les manifestations contre la misère et pour la justice sociale sont parties de la région défavorisée de Kasserine lorsqu’un chômeur de 28 ans, est mort électrocuté après être monté sur un poteau. Il protestait avec d’autres contre son retrait d’une liste d’embauches dans la fonction publique.

Le mouvement s’est propagé à de nombreuses autres villes et a notamment été marqué par des violences dans le Grand Tunis.

Des centaines de personnes se sont rassemblées devant le gouvernorat pour demander une réponse à leurs revendications, sans incident.

Plusieurs personnes, dont des membres des forces de l’ordre, ont toutefois dû intervenir pour empêcher un homme de s’immoler par le feu.

La contestation s’est rapidement propagée, témoignant de la persistance de l’exclusion sociale dans un pays qui fait figure de rescapé du Printemps arabe, mais ne parvient pas à s’extirper du marasme économique.

«Il s’agit de la crise sociale la plus grave depuis 2011», a déclaré Selim Kharrat.

Mardi 19 janvier un rassemblement de plusieurs centaines de personnes devant le siège du gouvernorat aux cris de « le travail est un droit ». a tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Au moins 14 personnes ont été blessées. Pour tenter de calmer la situation, le ministère de l’Intérieur a décrété un couvre-feu…

*Mouldi Sabri, avocat au Barreau de Marseille

*Asma Kouki, militante associative

“Ce serait si bon d’être esclave ! Ne pas avoir à se prendre en charge… Oublier la brûlure de la liberté…” Isabelle Sorente

 

Alzheimer La vie, la mort, la reconnaissance

Les ÉDITIONS VRIN ont le plaisir de vous
présenter :Alzheimer
Alzheimer
La vie, la mort, la reconnaissance
Une chronique et un essai philosophique
Michel MALHERBE
Le livre :
L’auteur est philosophe. Son épouse, parvenue à un stade avancé de la maladie d’Alzheimer, réside depuis
plusieurs années dans un établissement pour personnes désorientées.
L’ouvrage associe deux choses en les entrecroisant :
1) Une expérience rendue sous la forme d’une chronique qui, par une suite d’instantanés, tente de
restituer la réalité d’une nature humaine en péril.
2) Un essai philosophique qui s’efforce d’appréhender de manière argumentée cette réalité problématique
qui paraît impensable parce qu’elle est inacceptable.
L’argument général est le suivant :
La maladie d’Alzheimer, qui est un processus de mort, ne fait pas qu’affaiblir les facultés de l’individu, elle
en détruit progressivement le ressort vital et fait dégénérer sa personne. Et elle rend incertaine la relation
au patient. C’est pourquoi la question souvent posée : « vous reconnaît-elle ? » en cache une autre : « estce
que moi je la reconnais, non telle qu’elle a été, mais telle qu’elle est à présent ? » Ce qui fait qu’on en
vient à demander : à quoi reconnaît-on qu’un être humain est un être humain ?
Question redoutable qui fait peur. Il est d’usage de se dérober en invoquant la différence de l’Autre dans le
handicap ou en redisant le devoir de toujours considérer le patient alzheimer comme une personne,
comme une fin en soi. Vains détournements qui ne sauraient dispenser de traiter de l’influence matérielle
du corps sur l’esprit et de soulever la question de l’identité personnelle, conservée ou non, du patient. Le
dernier chapitre s’attache à reconstruire en une pareille extrémité l’idée de la reconnaissance.
L’auteur :
Michel Malherbe, professeur émérite, a enseigné la philosophie à l’Université de Nantes.
Vrin, 2015, 295 p., 978-2-7116-2641-0, 15 €
Vous pouvez commander cet ouvrage auprès de votre librairie habituelle ou directement sur
notre site www.vrin.fr.
Librairie philosophique J. Vrin, 6 place de la Sorbonne, 75005 Paris
SARL au capital de 360 000€
R.C.S. Paris B 388 236 952 – Siret 388.236.952.00015
Code APE 4761Z – N° T.V.A. FR 52 388 236 952 – CNUF 301 41203 00107

État d’urgence en France

État d'urgence

État d’urgence en France

 

Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30

Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

*Dany Cohen est avocat

*Bernard Eynaud est président de la Ligue des Droits de l’Homme des Bouches du Rhône

https://www.youtube.com/watch?v=nusWDTBKBT8

https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat_d’urgence_en_France

État d’urgence en France

L’état d’urgence est, en France, une situation spéciale, une forme d’état d’exception qui restreint les libertés. Il « confère aux autorités civiles, dans l’aire géographique à laquelle il s’applique, des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes »5. Il dessaisit la justice de certaines de ses prérogatives. Contrairement à l’état de siège, il n’implique pas les forces armées.

Historiquement voté pour faire face aux événements liés à la guerre d’Algérie, l’état d’urgence a été appliqué cinq fois entre 1955 et 2015, et une sixième fois depuis le 14 novembre 2015 sur tout le territoire en raison des attentats du 13 novembre 2015.

http://www.sinemensuel.com/author/marie-cigali/

État d’urgence : Ouvrez l’œil !

Par Marie Cigali le 2 décembre 2015

Perquisitions, assignations à résidence, les flics s’en donnent à cœur joie. Avec quelles limites ? Et jusqu’à quand ?
Le piège s’est refermé sur l’exécutif qui se retrouve pris dans un étau : anéantir Daech en quelques semaines et lever l’état d’urgence ou bien le prolonger faute de résultat. Et continuer à faire ce qu’il a mis en place : donner à la police des pouvoirs accrus tout en affaiblissant le pouvoir judiciaire.
(extrait Siné Mensuel n°48)

http://www.sinemensuel.com/?s=Un+État+à+contrôler+d’urgence

Un État à contrôler d’urgence

Par La Rédaction le 6 janvier 2016

Constitutionnalisation « Savent-ils qu’en déployant leur arsenal sécuritaire  – proclamation de l’état d’urgence, projet de loi visant à constitutionnaliser cet état d’urgence soumis au conseil des ministres du 23 décembre puis au vote de cette nouvelle loi dans les semaines à venir –, ils ont donné des allumettes à un pyromane ? François Hollande et Manuel Valls viennent de faire passer la France d’un État de droit à un État de sécurité. » Marie Cigalie pousse une gueulante
Tous aux abris ! Depuis le 13 novembre, Hollande et ses pandores se prennent les pieds dans l’état d’urgence. Léa Gasquet et Charlie Duplan dressent un bilan des assignations à résidence, des perquisitions, des arrestations. Conclusion : tous aux abris ! Avec de réelles et sérieuses inquiétudes quant aux libertés individuelles. Même le patron de la commission des lois PS qui a décidé de contrôler les pratiques policières sous l’état d’urgence émet de sérieuses critiques. L’état d’urgence est à contrôler d’urgence.
(extrait Siné Mensuel n°49)

Marianne

http://www.marianne.net/agora-etat-urgence-revision-constitutionnelle-parfaitement-inutile-100239039.html

Tribune

État d’urgence : une révision constitutionnelle parfaitement inutile

Mardi 29 Décembre 2015 à 10:46

Anne-marie Le Pourhiet, professeur de droit public

Le projet de loi constitutionnelle « de protection de la Nation » préparé par le gouvernement à la suite du discours de François Hollande devant le Congrès est un produit médiatique à pur usage de communication et de stratégie présidentielles. Sur le plan juridique, il ne sert absolument à rien : tout ce qu’il contient relève de la loi ordinaire et peut-être décidé sans toucher à la Constitution.

SIPA

L’article 36 de la Constitution du 4 octobre 1958 indique que l’état de siège est décrété en Conseil des ministres et que sa prorogation au-delà de douze jours « ne peut être autorisée que par le Parlement ». Il fixe ainsi une pure règle de compétence parlementaire complétant celle de l’article 35 selon laquelle « la déclaration de guerre est autorisée par le Parlement ». Ces deux dispositions sont liées et figuraient d’ailleurs au même article dans l’avant-projet de constitution. Le régime de l’état de siège est déterminé par une loi du 9 août 1849, plusieurs fois modifiée, applicable seulement « en cas de péril imminent résultant d’une guerre étrangère ou d’une insurrection à main armée ».

L’état d’urgence, dont le régime est fixé par la loi du 3 avril 1955 liée aux évènements algériens, est, quant à lui,  applicable « en cas de péril imminent résultant d’atteintes graves à l’ordre public ou en cas d’évènements présentant par leur nature ou leur gravité, le caractère de calamité publique ». Il n’a délibérément pas été mentionné par les constituants de 1958 tout simplement parce qu’à l’inverse de l’état de siège, il n’est pas lié à une guerre étrangère et ne transfère pas les pouvoirs de police exceptionnels aux autorités militaires. En outre, le général de Gaulle souhaitant pouvoir proroger l’état d’urgence en Algérie par ordonnances ou, le cas échéant, par décision de l’article 16, sans devoir soumettre systématiquement un projet de loi au parlement, ne voulait pas consacrer la compétence du parlement dans la Constitution. Là se trouve la réponse à la question du président René Coty sur l’avant-projet de Constitution : « Est-ce à dessein qu’il est parlé de l’état de siège sans qu’il soit fait allusion à l’état d’urgence ? ». La réponse est affirmative.

Mais sur le fond, l’absence de mention de l’état d’urgence dans la Constitution ne change rien aux pouvoirs de police exceptionnels qu’il consacre et qui peuvent être modifiés, étendus, réduits ou encadrés par une loi ordinaire susceptible d’être déférée (a priori par les parlementaires ou a posteriori par un justiciable déposant une QPC) au Conseil constitutionnel. Il en va d’ailleurs de même de la loi sur l’état de siège du 9 août 1849 qui pourrait aussi être modifiée et actualisée par une nouvelle loi, elle-même contrôlable par le juge constitutionnel. La seule mention de la procédure de prorogation d’une législation d’exception dans la Constitution, ne met nullement le contenu même de celle-ci à l’abri d’un éventuel contrôle. Il est tout de même curieux que l’exécutif prétende vouloir se conformer à l’État de droit tout en prétendant évacuer la garantie minimale que constitue le contrôle éventuel et toujours fort compréhensif du Conseil constitutionnel.

Saisi en 1985 de la loi prorogeant l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie celui-ci avait jugé que « si la Constitution, dans son article 36, vise expressément l’état de siège, elle n’a pas pour autant exclu la possibilité pour le législateur de prévoir un régime d’état d’urgence pour concilier, comme il vient d’être dit, les exigences de la liberté et la sauvegarde de l’ordre public ; qu’ainsi, la Constitution du 4 octobre 1958 n’a pas eu pour effet d’abroger la loi du 3 avril 1955 relative à l’état d’urgence, qui, d’ailleurs, a été modifiée sous son empire ». C’est clair, la mention de l’état d’urgence dans la Constitution est parfaitement inutile.

Le projet de révision constitutionnelle mentionne aussi que les autorités civiles peuvent maintenir les assignations à résidence en vigueur après la cessation de l’état d’urgence, s’il demeure « un risque d’acte de terrorisme ». Mais, là encore, il suffit d’introduire dans la loi sur l’état d’urgence une disposition indiquant que les assignations prononcées sous son empire durent jusqu’au terme fixé par l’arrêté du ministre de l’intérieur qui les impose, à charge pour le juge administratif de contrôler la proportionnalité effective de cette durée. En tout état de cause, il est assez paradoxal de prétendre mettre fin à l’état d’urgence tout en constatant cependant que la menace terroriste qui a justifié son application persiste ! Il serait plus cohérent, dans ce cas, de proroger de nouveau l’état d’urgence.

Quant à la fameuse déchéance de nationalité, qui déclenche une étonnante hystérie collective, il convient de rappeler les éléments suivants. La Constitution actuelle est totalement muette sur les conditions d’attribution ou de retrait de la nationalité, elle ne fixe aucun principe en la matière et se borne à indiquer dans son article 34 : « La loi fixe les règles concernant la nationalité ». Le législateur est donc libre en la matière et le Conseil constitutionnel a déjà jugé, dans une décision du 23 janvier 2015, d’une part que « les personnes ayant acquis la nationalité française et celles auxquelles la nationalité française a été attribuée à leur naissance sont dans la même situation », d’autre part « qu’eu égard à la gravité toute particulière que revêtent par nature les actes de terrorisme » la déchéance de nationalité est « une sanction ayant le caractère d’une punition qui n’est pas manifestement disproportionnée ». L’idée avancée par le Conseil d’État selon laquelle le retrait d’une nationalité obtenue de naissance serait contraire à un « principe fondamental reconnu par les lois de la République » résulte d’une interprétation très constructive que le Conseil constitutionnel n’a pas du tout consacrée. On peut sans doute discuter de l’efficacité et de l’opportunité de cette mesure mais elle n’est en rien contraire à la Constitution et son adoption ne nécessite aucune révision constitutionnelle.

La vérité est que, depuis plusieurs décennies déjà, la Constitution est devenue un instrument de marketing et de communication politiques pour des candidats à la présidence de la République ou des présidents en exercice qui veulent rehausser leur programme ou leur bilan en laissant leur empreinte dans le « marbre constitutionnel ». La révision constitutionnelle fait ainsi office de talonnettes juridiques pour des gouvernants en manque de hauteur politique. La majorité des trois cinquièmes du Congrès, nécessaire pour adopter la révision, sert aussi la stratégie partisane du président en exercice pour gêner l’opposition et la mettre en porte-à-faux. Mais avec ces lamentables jeux politiciens, c’est la qualité même de la Constitution des Français qui se trouve malheureusement dégradée. Ce nouveau projet de révision, parfaitement inutile, illustre encore l’insoutenable légèreté de nos gouvernants. Il convient de le refuser.

Faire de la politique autrement… Comment ?

Faire de la politique autrement…
Comment ?

Jeudi 21 janvier 2016 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino 
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne
René Teboul, est maitre de conférences en économie politique à l’Université Aix-Marseille.
Spécialiste des économies de la Méditerranée, il a dirigé de nombreuses thèses sur ce thème. 
Il enseigne l’histoire de la pensée économique et l’analyse macroéconomique
Faire de la politique autrement

Faire de la « politique autrement », c’est faire de la politique. Dans cette expression, il y a l’affirmation que la politique a du sens, qu’elle est au centre de la démarche et que nul n’imagine ne plus en faire. Les hommes et les femmes politiques qui sont au pouvoir ne sont pas la cause des perversions que nous pouvons critiquer, ils en sont juste les profiteurs.


Dans le projet de faire de la « politique autrement », il y a l’affirmation implicite que la politique, telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui, a besoin d’être réformée.

Vouloir faire autrement, c’est se poser la question de la méthode et mettre cette question au coeur du débat. Il est important de faire un travail d’analyse et de caractérisation de la société politique dans laquelle nous vivons et des méthodes qui lui servent de repères.


http://in-girum-imus.blogg.org/faire-de-la-politique-autrement-a119796974

Cliquer sur ce lien pour lire le texte de la conférence

Merci patron

Au cinéma le Renoir à la Penne sur Huveaune le 09 décembre à 19 heures 30

En avant première… en présence du réalisateur François Ruffin !!!
Après la projection, vous pourrez débattre avec lui*

Niouze-La penne sur huveaune
* François Ruffin est réalisateur, journaliste et fondateur/rédacteur en chef du journal Fakir.
David peut-il encore l’emporter contre Goliath ? Des pieds nickelés picards faire tanguer la multinationale LVMH, premier groupe de luxe au monde, et effrayer son PDG, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France. Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Mais leur usine délocalisée en Pologne, ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes…

« On doit vivre avec 4€ par jour pour nous trois, c’est l’assistance sociale qui a calculé le budget ! » et risquent maintenant de perdre leur maison. Une intervention en assemblée générale des actionnaires suffira-t-elle à régler leurs soucis ? Parviendront-ils à toucher le bon cœur du PDG ? Du suspense, de l’émotion, de la rigolade, et même de l’espionnage pour ce thriller social…

Dans une France triste, dans une gauche minée, voici l’arme anti-morosité. L’Arnaque en version lutte des classes. Une farce, menée par des ouvriers, et qui redonne de la joie, et de la fierté, et de l’espoir.

Islam et Laïcité

 Jeudi 17 décembre à 19 heures 30
au restaurant le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Photo Islam et laïcité

Le Repaire d’Aubagne accueillera :

Françoise Lorcerie, directrice de recherche émérite au CNRS
Son travail a plus particulièrement porté sur : Intégration/Discrimination, politique d’éducation
A été membre du conseil scientifique de la Revue du Monde méditerranéen et de la Méditerranée

Ammar Bakezzi, secrétaire général du CRCM-PACA (Conseil Régional du Culte Musulman)

Abderrahmane Ghoul, vice-président du CRCM-PACA et imam de la mosquée Tahara

Continuer la lecture de Islam et Laïcité

Ethique et politique, quels sont les enjeux ?

Le prochain Repaire d’Aubagne accueillera :

Adrien Roux et Xavier Monnier

 jeudi 19 novembre à 19 heures 30
au restaurant le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Les publications d’Adrien Roux :
Comprendre et lutter contre la corruption, Aix-en-Provence, Ph. Bonfils, L. Mucchielli et A. Roux (2015),  PUAM, 128 p. Pour commander ce livre :
puam@univ-amu.fr

Les publications de Xavier Monnier :
Marseille, ma ville : portrait non autorisé http://www.arenes.fr/spip.php?article2967

Marseille, le jeu du clientélisme, France 3 (Documentaire 2015)
https://www.youtube.com/watch?v=EU3mX7r3R-Y

Pour ne rien manquer de l’actualité du Repaire d’Aubagne, une page Facebook est à votre disposition :
https://www.facebook.com/pages/Repaire-daubagne/434534863377201?tab=page_info&view

La manifestation contre le TAFTA à Berlin

http://www.reporterre.net/La-manifestation-contre-le-TAFTA-a-Berlin-du-jamais-vu-depuis-2003

12 octobre 2015 / Violette Bonnebas (Reporterre)

Plus de 150 000 personnes ont défilé samedi 10 octobre à Berlin pour protester contre les traités de libre-échange TAFTA et CETA. La capitale allemande n’avait pas connu une telle mobilisation depuis les manifestations contre l’invasion de l’Irak en 2003.

Continuer la lecture de La manifestation contre le TAFTA à Berlin

Quelle métropole demain ?

jeudi 15 octobre 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Quelle métropole demain ?
Inégalités, postures, gouvernance…
Rencontre-débat avec Patrick Lacoste *

La Métropole marseillaise entrera officiellement en fonctions le 1° Janvier 2016.
Cet acte de naissance clôture une longue période d’atermoiements, d’alliances défensives contre la ville centre, de coalitions hétéroclites : on reviendra sur les fondamentaux d’une métropole qui existe depuis longtemps dans les faits, et sur les raisons qui ont longtemps empêché son émergence légale : inégalités fiscales et sociales, culture de l’ « entre soi » municipal, gestion hasardeuse. Continuer la lecture de Quelle métropole demain ?

Cas d’école

Cinéma du Soleil – salle Jean Renoir
70, boulevard Voltaire – La Penne-sur-Huveaune
mercredi 23 septembre, à 19 heures

Projection du film en présence du réalisateur Gilles Balbastre.
https://vimeo.com/98439351

Synopsis et bande-annonce

« Attention : presse ! »
« Faut-il avoir peur des journalistes ? »
« Médias : polémique sur leur dangerosité »
Il est toujours possible de rêver, mais il y a très peu de chance de voir un jour étaler ces titres accrocheurs à la Une des médias.
Pourtant, les dégâts provoqués par l’hystérie médiatique sont légion. En décembre 2004, par exemple, bien plus qu’un fiasco judiciaire, c’est l’état avancé de déliquescence du travail journalistique, que révèle l’affaire Outreau. Entre temporalité effrénée de la production, concurrence exacerbée entre organes de presse et hégémonie du fait-divers, apparaissent au grand jour les dommages occasionnés par ce « travail » sur le quotidien des magistrats, des services sociaux, des psychologues. Continuer la lecture de Cas d’école

S’engager pour la paix

Colombejeudi 17 septembre 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

S’engager pour la paix
Une « culture de paix » : pourquoi ? Comment ?

Rencontre-débat avec Valérie Lalut, Michel Neumayer, Théo Paz *

« La paix est entre nos mains » !
Pourtant, plus que jamais, le monde est violent et inégalitaire. La peur de l’autre persiste. Les guerres sont encore et toujours actuelles. La Culture de paix, concept développé par l’UNESCO, est une réponse à cette négativité contemporaine. « La paix ne peut être garantie par les seuls accords politiques, économiques ou militaires. Elle dépend largement de l’adhésion unanime, sincère et durable des peuples.
Faire naître l’espoir en chacun, enfant, adulte, parent, éducateur, enseignants, citoyen, susciter le désir d’entreprendre pour que vivre ensemble sur une même terre soit possible, tel est l’enjeu . (…) Il est possible d’agir dès aujourd’hui, localement mais toujours « en regard du monde »…

Membres du Groupe des enseignants et éducateurs pour une culture de paix Aubagne

Interventions co-construites avec le public et interactives.

Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux ?

Rencontre-débat avec Roland Gori

La promesse de bonheur faite aux peuples et aux individus constitue, à l’instar des religions et des idéologies, un opium qui les prive de leur liberté. En les berçant avec la vieille chanson de l’abondance et du bien-être, en les insérant toujours plus dans des réseaux de surveillance et de contrôle au motif de les protéger des risques et des dangers, le pouvoir démocratique contraint les citoyens à abandonner leurs libertés publiques au profit de l’automatisme des procédures. Les nouvelles technologies installent et légitiment un système politique et culturel qui menace la démocratie et favorise l’impérialisme du marché.

Faut-il renoncer à la liberté  pour être heureux ?

Roland Gori, est professeur émérite de psychopathologie clinique à l’université d’Aix Marseille et psychanalyste, initiateur en 2009 de l Appel des appels.
Auteur de nombreux ouvrages parmi lesquels : La Fabrique des imposteurs, La Dignité de penser, De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?, La Santé totalitaire…

Entretien radiophonique mis en images

51:52 – du lundi 28 avril 2014sur l’antenne d’IDFM Radio Enghien.
Il a lancé en 2009 l’Appel des appels… autour de son dernier ouvrage :  » Faut-il renoncer à la liberté pour être heureux?  » aux éditions  » Les Liens qui Libèrent  »

 

Roland Gori – La fabrique des imposteurs

Présentation rapide

7:44 – Roland Gori vous présente son ouvrage « La fabrique des imposteurs » aux éditions Les Liens qui libèrent.

 

Conférence – Université permanente – 28/02/14

1:41:25

« L’imposteur est aujourd’hui dans nos sociétés comme un poisson dans l’eau : faire prévaloir la forme sur le fond, valoriser les moyens plutôt que les fins, se fier à l’apparence et à la réputation plutôt qu’au travail et à la probité, préférer l’audience au mérite, opter pour le pragmatisme avantageux plutôt que pour le courage de la vérité, choisir l’opportunisme de l’opinion plutôt que tenir bon sur les valeurs, pratiquer l’art de l’illusion plutôt que s’émanciper par la pensée critique, s’abandonner aux fausses sécurités des procédures plutôt que se risquer à l’amour et à la création. Voilà le milieu où prospère l’imposture ! Notre société de la norme, même travestie sous un hédonisme de masse et fardée de publicité tapageuse, fabrique des imposteurs. L’imposteur est un authentique martyr de notre environnement social, maître de l’opinion, éponge vivante des valeurs de son temps, fétichiste des modes et des formes.

L’imposteur vit à crédit, au crédit de l’Autre. Soeur siamoise du conformisme, l’imposture est parmi nous. Elle emprunte la froide logique des instruments de gestion et de procédure, les combines de papier et les escroqueries des algorithmes, les usurpations de crédits, les expertises mensongères et l’hypocrisie des bons sentiments. De cette civilisation du faux-semblant, notre démocratie de caméléons est malade, enfermée dans ses normes et propulsée dans l’enfer d’un monde qui tourne à vide. Seules l’ambition de la culture et l’audace de la liberté partagée nous permettraient de créer l’avenir. » A travers cette conférence, organisée dans le cadre des conférences de l’Université permanente de l’Université de Nantes, Roland Gori revient sur les idées fortes de son dernier ouvrage « La Fabrique des imposteurs ».

www.up.univ-nantes.fr

Pronostic vital engagé

Pronostic vital engagé 
pour le système de santé français
Rencontre-débat avec Jean-Luc Grauer*

mardi 21 mai 2015 à 19 h 30

On sait l’hôpital malade depuis pas mal de temps. 
Financements réduits comme peau de chagrin, conditions de travail dégradées, évolution des salaires au point mort...
Les réformes successives (du plan Juppé de 1997 à la loi Bachelot de 2009, en passant par la Tarification à l’activité en 2004...) le saignent petit à petit. 
Et c’est sans compter sur la loi Santé actuellement en discussion au Parlement pour tirer sur l’ambulance.

Ce texte, très contesté par les professionnels de la santé, a été inscrit en procédure accélérée car la ministre de la Santé veut aller vite !!!

Docteur Jean-Luc GRAUER, Rhumatologue, Spécialiste en médecine interne, Chef de service de médecine et rhumatologie à l’hôpital d’Aix

Grèce… L’échec programmé de Syriza est-il certain ?

jeudi 16 avril 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Grèce… L’échec programmé de Syriza est-il certain ?

René Teboul

Rencontre-débat avec René Teboul*

Au lendemain de l’accord trouvé entre la Grèce et l’Union européenne, prolongeant le programme d’aide en échange de la poursuite des réformes structurelles, le gouvernement Grec se retrouve dans l’impasse. L’espoir d’un changement n’aura duré qu’un mois pour les partisans de la fin de l’austérité…

René Teboul est maitre de conférences en économie politique à l’Université Aix-Marseille
Spécialiste des économies de la Méditerranée, il a dirigé de nombreuses thèses sur ce thème.  Il enseigne l’histoire de la pensée économique et l’analyse macroéconomique.

Champs de recherche

Economies méditerranéennes : répercussions de la crise climatique et économique dans les économies maghrébines et de l’Afrique sub-saharienne, incidences de la dégradation des structures économiques de l’Afrique sub-saharienne sur les économies maghrébines, notamment en ce qui concerne les migrations internationales.

Le Conseil National de la Résistance

Le Conseil National de la Résistance

Ses raisons, son esprit et ses valeurs pour aujourd’hui

jeudi 19 mars 2015 à 19h30
Au restaurant Le Borsalino
3 boulevard Jean Jaurès à Aubagne

Affiche CNR

Une rencontre – débat avec Michel Vial *

Le Conseil national de la Résistance (CNR) était l’organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mai 1943.
Son premier président fut Jean Moulin, délégué du général de Gaulle, lequel voulait instaurer ce Conseil afin d’unifier les différents mouvements de Résistance qui s’étaient spontanément constitués depuis la défaite et son appel du 18 juin 1940, au lendemain de la demande d’armistice par le maréchal Pétain.

*président-fondateur de « Résister Aujourd’hui »
L’association a pour but de perpétuer la mémoire de la Résistance et de la Déportation. S’inspirant de cette mémoire, l’association mène toutes les actions permettant de promouvoir les Valeurs Humanistes et se montre très vigilante en dénonçant toutes atteintes aux Droits de l’Homme.
Elle stigmatise toute apologie renaissante et toute résurgence du fascisme, du nazisme, du racisme, de l’antisémitisme, de la xénophobie, des nationalismes exacerbés, de l’épuration ethnique et de toutes les intolérances.
Vous pourrez intervenir, débattre, questionner, échanger, partager…

La Tôle et la peau Dire l’usine

la_tole_et_la_peau

Des ouvriers nous disent la vie d’usine à travers des extraits de livres écrits de l’intérieur.

Les textes sont interprétés face caméra.  
Neuf livres et dix ouvriers-interprètes qui se réapproprient un récit dans lequel ils se reconnaissent. 
Ces témoignages sont rythmés par des images et des sons d’usines en activité.
De cette palette se dégage une vision concrète de la condition ouvrière d’aujourd’hui par ceux qui sont « dedans ».

Souffle de vie

Un film de Sergeï Waultier

Travailler autrement, ou la victoire des Nestlé à Marseille…

La lutte victorieuse des ouvriers de l’usine de Saint-Menet.
En mai 2004, la multinationale annonçait la fermeture du site, menaçant les emplois de ses 427 salariés.
Aussitôt, la contestation s’organise, dans la rue comme dans les tribunaux. Et au bout de 643 jours, leur ténacité a eu raison du géant de l’agroalimentaire : l’activité chocolat a été reprise par Net Cacao et 187 emplois ont ainsi été maintenus.

Pourquoi ont-ils tué JAURES

Le centième anniversaire de l’assassinat de Jaurès commémoré à Aubagne à 18 heures le 31 juillet 2014 au bas du boulevard « Jean Jaurès » à Aubagne.

Pourquoi ont-ils tué JAURES le 31 juillet 1914 ?

Il y a cent ans, Jean Jaurès était assassiné par un nationaliste et la première guerre mondiale allait voir les peuples européens s’entre-tuer. Continuer la lecture de Pourquoi ont-ils tué JAURES