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François Ruffin, réalisateur et fondateur du journal « Fakir » nous parle de « Merci Patron ! » documentaire satyrique sur le propriétaire du groupe de luxe LVMH, Bernard Arnault.

« Ya un moment où on disait beaucoup de mal d’un patron qui s’appelle Bernard Arnault qui est le patron du plus gros groupe de luxe au monde parce-qu’il voulait délocaliser sa fortune en Belgique. »

« A la fois je vais rencontrer des gens qui l’aiment pas trop en expliquant que c’est quelqu’un de très humain et à la fois j’oeuvre pour sa réinsertion sociale. »

« En fait c’est Bernard Arnault, ce patron, qui a écrit le scénario car il nous a produit des rebondissement auxquels on ne s’attendait pas du tout. »

François Ruffin

Le film :

David peut-il encore l’emporter contre Goliath ? Des pieds nickelés picards faire tanguer la multinationale LVMH, premier groupe de luxe au monde, et effrayer son PDG, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France?

Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Mais leur usine délocalisée en Pologne, ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes… « On doit vivre avec 4€ par jour pour nous trois, c’est l’assistance sociale qui a calculé le budget ! » Une intervention en assemblée générale des actionnaires suffira-t-elle à régler leurs soucis ? Du suspense, de l’émotion, de la rigolade, et même de l’espionnage pour ce thriller social…

Sauf que.
Sauf que, pour terminer ce film, on comptait sur les aides du CNC. Notre producteur, Mille et Une productions, tablait sur 80 000 €. Finalement, ce sera zéro. Face à cette censure qui tait son nom, on a une arme de construction massive : vous. Et grâce à vous, « Merci patron ! » sortira comme prévu le 24 février !

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Vérités et mensonges sur la SNCF

« Qualité empêchée, souffrance au travail, perte de sens pour les salariés, retards, annulations de trains, accidents pour les usagers… » Dans un « espace public cadenassé » par « la petite musique libérale et dérégulatrice », le film documentaire du journaliste et réalisateur Gilles Balbastre, Vérités et mensonges sur la SNCF, donne la parole aux cheminots et nous montre la triste réalité d’un service public dévasté.

 

 

Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.

Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l’Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l’occasion d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main.

Face à ce qu’on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments. Mais force est de constater que l’emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voire de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d’être martelée.

C’est dans ce contexte que le cabinet Émergences et le comité d’établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m’ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.

De cette rencontre est né le documentaire « Vérités et mensonges à la SNCF » qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d’un réel service public ferroviaire.

Gilles Balbastre, journaliste et réalisateur

Tous les 3e jeudis du mois!